Gestes, postures et efforts du quotidien : prévenir les TMS dans toutes les activités

Merwan Maroc
26 janvier 2026
8 minutes
Un homme souffrant d'une douleur au cou

Les troubles musculosquelettiques, ou TMS, représentent la première cause de maladie professionnelle en France. Pourtant, ils restent souvent perçus comme des risques limités à certains secteurs dits “physiques”, comme la logistique, l’industrie ou le bâtiment. En réalité, ils peuvent toucher tous les collaborateurs, quel que soit leur environnement de travail.

Un écran mal positionné, une chaise mal ajustée, des gestes répétés sans pause, un effort mal préparé… les causes des TMS sont multiples, parfois invisibles, mais leurs effets bien réels : douleurs chroniques, fatigue, perte de concentration, arrêts de travail. Et surtout, un impact direct sur la santé des équipes comme sur la performance de l’entreprise.

La bonne nouvelle ? Une grande partie de ces risques peut être anticipée. À condition d’ancrer les bons gestes, de corriger les mauvaises postures et d’adopter une vraie logique de prévention au quotidien, accessible, adaptée et continue.

Comprendre les TMS : des risques omniprésents, souvent sous-estimés

Ce que sont les TMS et pourquoi ils ne concernent pas que les métiers physiques

Les TMS, troubles musculosquelettiques, regroupent un ensemble de pathologies affectant les muscles, les tendons, les nerfs ou les articulations. Ils sont causés par des gestes répétitifs, des postures prolongées ou inadaptées, et des efforts mal maîtrisés. Longtemps associés aux métiers manuels, ils concernent pourtant toutes les typologies de postes.

Un agent logistique soulevant des charges, un vendeur restant debout toute la journée, un employé de bureau enchaînant les heures face à un écran… tous sont exposés à leur manière. Ce ne sont pas les métiers en eux-mêmes qui posent problème, mais l’absence de sensibilisation aux bons réflexes.

Les douleurs cervicales, lombalgies, tendinites ou syndromes du canal carpien sont autant de signaux d’alerte que l’on banalise trop souvent, au risque de les laisser s’installer durablement.

Les conséquences pour l’entreprise et les collaborateurs

Au-delà de l’inconfort individuel, les TMS ont des effets concrets sur le fonctionnement de l’entreprise. Ils représentent la première cause d’arrêt de travail d’origine professionnelle, avec un coût humain et financier important : absentéisme, désorganisation, baisse de performance, usure physique et morale des équipes.

Pour les collaborateurs, les conséquences vont bien au-delà de la douleur. Un TMS non pris en charge peut entraîner une perte de mobilité, un désengagement progressif, voire une reconversion contrainte. La prévention devient alors une nécessité, non seulement pour protéger la santé, mais aussi pour maintenir la motivation et la durabilité dans l’emploi.

Une prévention trop souvent réactive au lieu d’être proactive

Dans beaucoup d’organisations, la prévention des TMS arrive… une fois que le problème est là. On intervient après un signal d’alerte, un arrêt de travail, ou une demande du collaborateur. Ce réflexe correctif est nécessaire, mais largement insuffisant.

Pour être efficace, la prévention doit s’inscrire en amont, dans une logique continue. Cela suppose de diffuser les bons gestes dès l’arrivée dans l’entreprise, puis de les entretenir régulièrement, à travers des rappels, des contenus courts, des temps de sensibilisation accessibles à tous.

C’est cette posture proactive qui permet de faire reculer les TMS durablement.

Intégrer la prévention dans le quotidien des équipes

Créer une culture de la vigilance posturale

Prévenir les TMS ne peut pas reposer uniquement sur une note d’information ou une session annuelle de sensibilisation. Il faut installer une culture de la vigilance, où chacun prend conscience de l’impact de ses gestes, postures et efforts au quotidien.

Cela passe par des messages clairs, réguliers, relayés sur le terrain. Les collaborateurs doivent être capables de reconnaître les situations à risque, d’identifier les signes de fatigue corporelle, et d’ajuster leurs comportements sans attendre qu’une douleur s’installe. Comme pour la sécurité, c’est la répétition des messages qui crée le réflexe.

Une culture de prévention réussie repose sur un état d’esprit collectif, où les bons gestes sont valorisés, partagés et ancrés dans les habitudes.

Miser sur des formats courts pour créer des réflexes

Le temps est une ressource limitée, surtout dans les environnements opérationnels. Pour diffuser efficacement les bonnes pratiques, les formats de sensibilisation doivent s’adapter aux contraintes du terrain. Des contenus courts, ciblés, simples à comprendre et à mémoriser ont bien plus d’impact qu’un long document théorique.

Des vidéos illustrant un bon geste, un quiz rapide sur les postures à adopter, une animation pour rappeler les pauses nécessaires… Ces micro-contenus peuvent être diffusés régulièrement pour renforcer l’apprentissage et transformer l’information en action.

Plus le message est concis et contextualisé, plus il est retenu, et appliqué.

Impliquer les managers dans la prévention

La prévention ne peut pas reposer uniquement sur les équipes RH ou HSE. Les managers de proximité jouent un rôle essentiel dans l’appropriation des bons gestes au quotidien. Ce sont eux qui peuvent relayer les messages, observer les pratiques, corriger discrètement une posture ou rappeler l’importance d’une pause.

Les intégrer dans la démarche de prévention, c’est renforcer sa légitimité. Cela peut passer par des micro-formations spécifiques pour les managers, des kits de communication interne, ou encore des moments d’échange lors des briefs d’équipe.

Une posture managériale active sur ces sujets renforce l’engagement global et montre que la prévention des TMS est un enjeu partagé, pas une injonction descendante.

Le microlearning comme outil de prévention continue des TMS

Apprendre les bons gestes et postures sans bloquer l’activité

Former les équipes aux gestes et postures adaptés ne devrait pas impliquer de bloquer la production ou de réunir tout le monde en salle pendant une heure. Le microlearning permet justement de diffuser ces messages de manière agile, sans perturber l’activité.

Avec des sessions de 2 à 3 minutes par jour, il devient possible de rappeler les bases, corriger des idées reçues, proposer des exercices simples, et ancrer les bons réflexes sans surcharger les emplois du temps. L’enjeu n’est pas de tout transmettre en une fois, mais de construire un savoir utile, progressivement, dans la durée.

Des contenus adaptés aux différents environnements de travail

La prévention des TMS ne peut pas être uniforme. Les bons gestes ne sont pas les mêmes derrière un comptoir, dans un entrepôt, devant un écran ou en déplacement. Le microlearning permet de segmenter les contenus selon les métiers, les contextes et les contraintes spécifiques.

Sur SPARTED, il est possible de créer des campagnes ciblées, adaptées à chaque population : vendeurs, techniciens, préparateurs de commande, agents administratifs… Chaque collaborateur reçoit des contenus pensés pour sa réalité, ce qui renforce l’appropriation et l’impact.

SPARTED, un levier pour entretenir la prévention dans la durée

La prévention des TMS n’est pas un message unique à répéter chaque année : c’est une logique d’entretien continu. C’est précisément ce que permet SPARTED, en combinant régularité, simplicité et accessibilité.

Grâce à des campagnes quotidiennes ou hebdomadaires, les bons gestes deviennent des automatismes. La gamification légère (défis, quizz, classements) stimule l’engagement, tandis que les données collectées permettent de suivre l’adhésion et l’appropriation des contenus.

En s’appuyant sur SPARTED, les entreprises peuvent transformer la prévention des TMS en réflexe collectif, diffusé à grande échelle, sans contrainte logistique, et durable dans le temps.

Besoin d’une solution de mobile learning ?
Déployez l’application de mobile-learning SPARTED et atteignez vos collaborateurs chaque jour, à travers du contenu propre à vos besoins stratégiques du moment.
Découvrir notre solution